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L’authenticité du Saint-Suaire

27 Avril, 2017

Nouveau signe en faveur de l’authenticité du Saint-Suaire de Turin : un numismate belge estime que les pièces qui figuraient sur les yeux de l'homme du linceul afin de maintenir les paupières fermées, auraient été frappées en l'an 29, sous Ponce Pilate. 

C’est avec l’apparition des technologies scientifiques de pointe — telles le développement en 3D — qu’apparaît, en 1976, l’hypothèse de la présence de pièces de monnaie sur les yeux de l’homme du linceul. Les chercheurs de l’époque avaient ainsi repéré des renflements sur les orbites, ne pouvant pas correspondre à une particularité morphologique. On songe assez rapidement à des « leptons » ou pièces de faible valeur répandues en Palestine, lors de l’occupation romaine. 

Les observations sont alors poussées plus loin. Les scientifiques ont pu observer des dessins et des inscriptions sur les pièces. Ainsi sur l’œil droit, on aperçoit un « lituus » ou bâton courbe, symbole religieux renvoyant à la pratique des haruspices à Rome . Sur l’œil gauche, c’est une coupe sacrificielle qui apparaît. 

En plus des dessins, les chercheurs ont cru pouvoir déceler les lettres « YKAI » qui seraient la partie visible de l’expression TIBEΡIOY KAIΣAΡ ΣEBAΣTOΣ qui signifie en grec ancien — la langue courante de l’Empire romain — que Tibère était à cette époque « César Auguste ». Un précieux indice qui atteste qu’il s’agirait bien de pièces frappées précisément peu avant la Passion de Jésus. 

Le numismate Agostino Sferrazza, expert liégeois en monnaies anciennes, va plus loin et apporte un argument supplémentaire à cette théorie selon laquelle les pièces de monnaie dateraient de l’époque de Ponce Pilate. 

Il s’appuie notamment sur les images produites par l’informaticien Nello Balossino, professeur associé à la Faculté des sciences de Turin, qui est parvenu à faire ressortir de manière saisissante la coupe sacrificielle figurant sur la pièce de l’œil droit. Selon Sferrazza, il n’y a aucun doute : ces pièces ont bel et bien été frappées en 29 après Jésus-Christ. 

N’est-il pas permis de voir là, en ce temps de Pâques, un signe providentiel de la Résurrection  ? 

(Sources : RCF Liège / Aleteia - FSSPX.Actualités - 27/04/17)